L'Intifada des campus (02/2003)
Par Paul Bernard et Patrick Klugman
(...) Nous avons renoncé à
comprendre pourquoi la guerre israélo-palestinienne retient, à
l'exclusion de la plupart des autres sujets, l'attention des étudiants
et des professeurs de France. C'est une mode, certes inspirée par
la pitié ou par la solidarité avec le plus faible, mais suspecte
parce qu'exclusive. Personne ne songe à s'inquiéter du massacre
des chrétiens au Soudan ou au Nigeria, ni de l'occupation du Tibet
par la Chine, du Liban par la Syrie, de la Tchétchénie par
la Russie. Lorsque les facultés Paris-VI et Grenoble-II ont l'idée
de punir des universitaires à cause de leur nationalité,
c'est, comme par instinct, vers l'Etat juif qu'elles se tournent. Il n'est
pas étonnant que les étudiants juifs aient envie de crier
: "S'il vous faut absolument des adversaires pour donner un sens à
votre vie, il est temps que vous en trouviez d'autres que les juifs !"
(...).
Le
texte complet en format PDF
Paul Bernard est secrétaire
national de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et Patrick
Klugman est président de l'UEJF. Le texte ci-dessus a été
initialement publié dans Le Monde du 22 janvier 2003. Nous reproduisons
l'intégralité de ce dernier avec l'accord de Patrick Klugman. |
| La gauche face au piège libéral
(01/2003)
Le renvoi progressif dans
l’opposition des partis de gauche au sein de l’Union européenne
témoigne de la difficulté à marquer correctement leur
différence au regard des droites libérales et/ou xénophobes
qui contrôlent aujourd’hui une bonne partie du vieux continent. Entre
une droite forte et ce qui est apparu de plus en plus comme une mauvaise
copie de gauche (une droite socialisante), les électeurs ont choisi.
Mais la gauche peut-elle véritablement se démarquer de la
droite dans une société dominée par l’économie
de marché et le dogme libéral ?
Le
texte complet en format PDF
Par J.Jamin
Cet article a initialement été publié
dans le numéro 26 (Octobre 2002) de Politique
revue de débats |
| Avertissement : le texte ci-dessousa
initialement été publié dans un "Rebonds" de Libération
le
9 octobre 2002. Il nous a été transmis par et avec l'accord
du député Arnaud MONTEBOURG.
Un nouveau parti socialiste (10/2002)
Après le
séisme du 21 avril, le défi lancé à la gauche
tout entière et au Parti socialiste en particulier est de faire
lever un nouvel espoir. Ce n'est pas qu'une ambition, c'est une obligation.
Ne pas y répondre, s'y dérober, se perdre en atermoiements
ou en habiletés, c'est, pour les socialistes français, prendre
le risque d'une situation à l'autrichienne, le risque d'enfanter
à nouveau des désastres prévisibles et, peut-être,
durables. C'est se refuser à comprendre et à entendre ce
qui s'est passé, car chacun sait, au-delà des exercices convenus
d'autocritique et de repentance, que ce sont les actes seuls qui diront
si nous avons tiré les conséquences de ce séisme ou
si nous nous contentons de reprendre le fil des jours ordinaires après
la cérémonie rituelle de la pénitence, de la contrition,
de la modestie.
Le
texte complet en format PDF
Par Julien DRAY (Secrétaire national
du PS français),
Arnaud MONTEBOURG (Député
de Saône-et-Loire),
Vincent PEILLON (Porte-parole du PS
français). |
| Comprendre un monde complexe (10/2002)
Albert Hermant
a réuni dans un document de plus de deux cents pages l'ensemble
des textes-clés nécessaires à la bonne compréhension
de la complexité du monde contemporain.
De Jean-Jacques
Rousseau à Roger Garaudy, de Mikhaïl Gorbatchev à Edgar
Morin, de Jacques Duboin à Al Gore, l'auteur tente de vulgariser
un maximum de textes fondamentaux pour saisir les véritables enjeux
politiques contemporains et les moyens de travailler à la réalisation
d'un monde meilleur.
Le
texte complet en format PDF
Albert Hermant
est militant chez Attac et au GLED (Groupe liégeois pour l'économie
distributive). |
| Je passe à la télévision
donc je suis (06/2002)
Jamais les médias
de masse n’auront été aussi déterminants dans le déroulement
des élections présidentielles et législatives françaises.
Jamais la télévision n’aura autant conditionné l’existence
d’hommes, de mouvements et de partis politiques en termes de visibilité
et d’image auprès des téléspectateurs, en termes d’appréciation
et de rejet dans l’esprit des électeurs potentiels.
Cette idée est
fondamentale pour comprendre le séisme politique que traverse la
France depuis plusieurs mois et le succès de l'Union pour la Majorité
Présidentielle qui lui a succédé.
Le
texte complet en format PDF
Par J.Jamin
|
|
| Sur la Monarchie en Belgique : Appel
à une citoyenneté responsable - Pourquoi nous sommes républicains!
(02/2003)
Nous sommes républicains, car la
république responsabilise le citoyen, alors que la monarchie le
place sous une tutelle paternaliste et constitue une négation symbolique
du débat et de la maturité politique. La république,
loin de reposer sur une hypothétique neutralité du chef de
l’Etat, implique une vision dynamique et tolérante de la société.
Au fantasme d’unité et de continuité, incarné par
la monarchie, nous préférons la diversité et la périodicité
du pouvoir, seuls gages de démocratie. Dans la vision républicaine,
le conflit publiquement débattu contribue au développement
de l’ensemble (...).
Signer
l'Appel du Cercle républicain
|
| La guerre en Irak (01/2003)
Le dossier irakien met la communauté progressiste
dans l’embarras. Il est en effet difficile de défendre la cause
des opprimés et de s’opposer à la guerre sans donner l’impression,
indirectement, de soutenir le dictateur. Il est pourtant évident,
et nous en sommes tous tristement conscients, que les civils irakiens vont
payer le prix fort dans cette affaire.
Le
texte complet en format PDF
Par J.Jamin
Cet article a initialement été publié
en tant qu'éditorial du numéro 23 de La Revue Aide-mémoire,
revue trimestrielle de l'association Les Territoires de la Mémoire,
Liège (Belgique), Janvier-Février-Mars 2003 |
|
Moyen-Orient
|
| L'Etat juif en Palestine (10/2002)
Israël est
devenu pour les Juifs l’endroit le plus dangereux de la planète.
Nombre d’Israéliens choisissent la diaspora. Danger potentiel pour
l’existence même d’Israël: que se passera-t-il si, massivement,
les Israéliens " votaient avec leurs pieds " ? Cruel paradoxe et
terrible désaveu pour la nation dont la Déclaration d’Indépendance
annonçait aux survivants de la Shoah: "L’Etat d’Israël sera
ouvert à l’immigration des Juifs de tous les pays où ils
sont dispersés ".
Le
texte complet en format PDF
Par Willy Wolsztajn
(Artiste, Bruxelles)
|
| Oublier Jérusalem ? (09/2002)
Depuis le début
de la deuxième Intifada en octobre 2000, le conflit israélo-palestinien
semble se prolonger en Belgique. La communauté juive manifeste son
malaise face à une forme d'«importation du conflit»
qu'elle contribue pourtant souvent à alimenter et où elle
se trouve assimilée sans nuance à la politique du gouvernement
israélien.
Puis vint le 11
septembre 2001 où ce sont les Arabes et les Musulmans qui se sentirent
dans le collimateur des chasseurs de terroristes et des croisés
du Bien contre le Mal. Enfin, l'occupation des territoires autonomes palestiniens
par l'armée israélienne a fait monter de plusieurs crans
la tension intercommunautaire entre Juifs et Arabes de Belgique, les uns
et les autres se mobilisant pour la défense univoque de leur communauté
menacée.
Du coup, la question
du racisme se pose dans un contexte radicalement nouveau. Ce dont il est
aujourd'hui question, ce n'est plus seulement d'un sentiment réactionnaire
de la société «blanche» à l'égard
des immigrés. Ce Moyen-Orient qui se manifeste désormais
dans nos rues, c'est la manifestation complexe que des communautés
stigmatisées ne sont pas de pures victimes et qu'elles peuvent contribuer
aussi, par crispation communautaire, à saper les bases de notre
vie en société. La diversité revendiquée des
cultures comme modalité d'une citoyenneté partagée
doit aller de pair avec le refus d'une juxtaposition de communautés
ethniques hermétiques et barricadées.
Cette question est abordée, entre
autres, dans "Oublier Jérusalem ?", un petit ouvrage que vient de
publier Henri Goldman dans la collection "Quartier
Libre" des éditions Labor.
Le
premier chapitre de l'ouvrage en format PDF
Henri Goldman est codirecteur de Politique,
revue de débats |
|